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16 décembre 2025

Briefing Exécutif | Décryptage : Modéliser l'impact financier de l'agriculture régénérative

16 décembre 2025

Table des matières

Et si le ROI de l'agriculture régénérative ne se limitait pas à la durabilité ?

Aujourd'hui, les entreprises agroalimentaires font face à un triple défi : sécuriser leurs approvisionnements, maîtriser l'augmentation des coûts et anticiper des réglementations de plus en plus strictes — tout en devant prouver le retour sur investissement (ROI) réel de leurs engagements de durabilité.

Dans ce briefing exécutif, nous décryptons un modèle financier élaboré à partir d'un cas concret : un grand brasseur international (chiffre d'affaires >10 Md€). Cette analyse fournit un référentiel clair, adaptable à vos propres volumes et revenus.

Notre étude révèle le véritable coût de l'inaction et les bénéfices concrets que l'agriculture régénératrice génère sur trois piliers stratégiques :

La sécurité des approvisionnements face aux risques climatiques.

La conformité réglementaire (CSRD, Scope 3).

La performance de marque et la valeur actionnariale.

Si vous souhaitez comprendre l'impact business réel de l'approvisionnement régénérateur, cette session est conçue pour vous.

FAQ Exécutive : ROI, Risques et Dynamiques de Marché

Qu'est-ce qui provoque la perte de parts de marché : l'évolution des consommateurs ou la pression des distributeurs ?

Actuellement, le risque est principalement dicté par la dynamique distributeurs-fournisseurs plutôt que par le comportement direct des consommateurs.

  • L'avantage du "Category Captain" : Les distributeurs exigent de plus en plus des feuilles de route régénératives. Répondre à ces spécifications permet à une entreprise de s'imposer comme "Category Captain", garantissant un meilleur référencement, un accès privilégié au marché et un levier de négociation sur les prix.
  • Un ROI pragmatique : Bien qu'une "prime consommateur" pour les produits durables puisse émerger, nos modèles actuels se concentrent sur les avantages B2B tangibles liés au maintien d'une "licence d'opérer" solide auprès de la grande distribution.

Votre évaluation financière est-elle compatible avec une approche "Supply Shed" ?

Oui. Notre modèle fonctionne aussi bien avec l'approche Supply Shed (bassin d'approvisionnement) qu'avec l'approche Supply Chain (traçabilité physique), à condition qu'elles répondent aux normes réglementaires et du marché. Soil Capital intègre les coûts d'engagement spécifiques à chaque cadre pour garantir que l'évaluation financière reflète la complexité réelle de l'approvisionnement.

Pourquoi les entreprises agroalimentaires devraient-elles investir maintenant plutôt que dans 5 ans ?

L'approche attentiste ("Wait and See") engendre un coût d'opportunité massif.

  • Le risque à 750 000 € par jour : Dans notre étude de cas portant sur un grand brasseur, la valeur actuelle nette (VAN) de l'inaction représentait un coût colossal de 750 000 € par jour..
  • La triple contrainte : Dans toute transition, vous pouvez choisir deux critères : Rapide, Économique ou Qualitatif. Commencer tardivement vous obligera à choisir entre des coûts élevés (Rapide) ou l'échec de vos objectifs 2030 (Qualité non atteinte).

Les distributeurs sont-ils prêts à co-financer la transition ?

Pas nécessairement par des paiements directs. Le "financement" se reflète plutôt par un traitement préférentiel. Les distributeurs attendent de leurs fournisseurs qu'ils présentent une stratégie régénérative. Ceux qui le font sont récompensés par :

  • Une augmentation de la part de linéaire (shelf space).
  • La protection de l'accès au marché.
  • Un avantage compétitif sur les prix par rapport aux concurrents non conformes.

Le modèle prend-il en compte les subventions publiques versées aux agriculteurs ?

Bien que notre scénario de base suppose que l'entreprise assume 100 % des coûts, le modèle peut absolument intégrer les subventions. L'inclusion de fonds publics ou des aides de la PAC (Politique Agricole Commune) permet de réduire les coûts d'approvisionnement et d'améliorer le business case global pour l'acheteur corporate.

Quand les signaux du marché seront-ils assez forts pour modifier les politiques d'achat ?

Pour les leaders de l'industrie, le changement a déjà commencé.

  • Adopteurs précoces : Les organisations qui perçoivent déjà un ROI ont déjà intégré des exigences de régénération dans leurs achats.
  • Le décloisonnement interne : Un obstacle courant est que les discussions sur l'agriculture régénérative restent souvent isolées au département RSE. Pour passer à l'échelle, ces échanges doivent s'intégrer dans la relation Achats-Finance-Marketing afin de capturer toute la valeur de l'investissement.

Si l'objectif du SBTi est l'atténuation, qu'est-ce qui motive l'achat si les résultats ne sont pas garantis ?

Si le SBTi (Science Based Targets initiative) apporte de la cohérence, le véritable levier business dépasse la simple atténuation des GES pour aller vers l'adaptation climatique.

  • Sécurité d'approvisionnement : Les pratiques régénératives protègent contre les chocs climatiques et la volatilité des intrants, limitant ainsi l'inflation alimentaire.
  • Licence d'opérer : Face à la pression croissante des régulateurs et des investisseurs, "faire la bonne chose" est un prérequis pour maintenir son accès au marché, indépendamment de la variabilité climatique à court terme.

Les réductions de GES sont-elles réelles ou simplement modélisées (ex: couverts végétaux) ?

L'industrie s'oriente vers une approche hybride.

  • Preuve terrain (Ground-Truthing) : Nous combinons des modèles prédictifs, des mesures de sol in-situ à intervalles précis et l'imagerie satellite.
  • Amélioration continue : Bien que l'impact des couverts puisse être modélisé, nous insistons sur la nécessité de confronter les données aux pratiques de terrain pour garantir que les séquestrations et réductions sont réelles et mesurables.

L'impact de l'agriculture régénérative varie-t-il selon les régions ?

Oui. L'impact n'est pas seulement une réalité biologique, c'est aussi une réalité socio-économique. Les données de Soil Capital sont actuellement ancrées en Europe (Royaume-Uni, France, Belgique, Irlande, Pologne) et en Argentine. Nous affinons ces chiffres par des analyses spécifiques pour tenir compte des différences biorégionales et économiques locales.

Le carbone n'est pas notre seul levier. Comment quantifier le coût de l'inaction pour l'eau et la santé des sols ?

Le coût de l'inaction sur les indicateurs "au-delà du carbone" (Beyond Carbon) est souvent plus immédiat. Nos modèles financiers mettent en avant deux domaines critiques :

  • L'Eau (Prévention vs Curatif) : Il est beaucoup plus coûteux de traiter l'eau en aval (filtration des nitrates et pesticides) que de financer des changements de pratiques en amont. Ce ROI supérieur explique pourquoi les agences de l'eau et les dispositifs de PSE (Paiements pour Services Environnementaux) financent activement ces transitions aujourd'hui.
  • Risques d'infrastructure physique : Investir dans la structure du sol pour améliorer l'infiltration de l'eau coûte une fraction du prix des réparations liées aux ruissellements, à l'érosion et aux coulées de boue, qui coûtent souvent des millions aux municipalités et aux acteurs privés.

Ces modèles peuvent-ils s'appliquer à d'autres cultures ou industries ?

Absolument. Depuis 2020, nous avons compilé des données sur l'ensemble du système de grandes cultures. Nous avons réalisé des analyses approfondies sur des chaînes de valeur variées, allant des oléagineux à la boulangerie industrielle. Nos modèles sont adaptables à pratiquement toutes les filières basées sur les cultures végétales.

Quand les entreprises seront-elles frappées par des pénalités carbone, et les PME seront-elles touchées différemment ?

Bien que les "taxes carbone" directes ne soient pas encore universelles, le cadre réglementaire se durcit pour l'horizon 2027-2030 (ex: extension des mécanismes de type ETS).

  • L'effet de ruissellement de la CSRD : Même si les réglementations comme la CSRD visent d'abord les grandes entreprises, l'impact est immédiat pour toute la chaîne d'approvisionnement.
  • Le fardeau de la conformité : Pour rapporter leurs données Scope 3, les grands groupes doivent exiger la transparence de tous leurs fournisseurs. Les PME peuvent être "exemptées" de la taxe sur le papier, mais elles font face à une obligation de fait pour rester des fournisseurs référencés et conformes.

Comment empêcher les "passagers clandestins" (Free Riders) de bénéficier de vos investissements régénérateurs ?

Le dilemme du prisonnier dans l'industrie est résolu par des règles comptables strictes et la sécurisation physique de la chaîne d'approvisionnement :

  • La déclaration suit le financement : Selon les règles du GHG Protocol et du SBTi, seule l'entreprise qui finance la transition peut légalement revendiquer les réductions du Scope 3. Un concurrent achetant dans la même région sans contribuer ne peut prétendre à ces bénéfices environnementaux.
  • Sécurisation des volumes vs Matières premières génériques : Investir dans une feuille de route régénérative garantit une relation à long terme et un accès prioritaire à des volumes résilients au changement climatique. Les passagers clandestins restent exposés à la volatilité et à la rareté du marché des matières premières génériques.

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Et si le ROI de l'agriculture régénérative ne se limitait pas à la durabilité ?

Aujourd'hui, les entreprises agroalimentaires font face à un triple défi : sécuriser leurs approvisionnements, maîtriser l'augmentation des coûts et anticiper des réglementations de plus en plus strictes — tout en devant prouver le retour sur investissement (ROI) réel de leurs engagements de durabilité.

Dans ce briefing exécutif, nous décryptons un modèle financier élaboré à partir d'un cas concret : un grand brasseur international (chiffre d'affaires >10 Md€). Cette analyse fournit un référentiel clair, adaptable à vos propres volumes et revenus.

Notre étude révèle le véritable coût de l'inaction et les bénéfices concrets que l'agriculture régénératrice génère sur trois piliers stratégiques :

La sécurité des approvisionnements face aux risques climatiques.

La conformité réglementaire (CSRD, Scope 3).

La performance de marque et la valeur actionnariale.

Si vous souhaitez comprendre l'impact business réel de l'approvisionnement régénérateur, cette session est conçue pour vous.

FAQ Exécutive : ROI, Risques et Dynamiques de Marché

Qu'est-ce qui provoque la perte de parts de marché : l'évolution des consommateurs ou la pression des distributeurs ?

Actuellement, le risque est principalement dicté par la dynamique distributeurs-fournisseurs plutôt que par le comportement direct des consommateurs.

  • L'avantage du "Category Captain" : Les distributeurs exigent de plus en plus des feuilles de route régénératives. Répondre à ces spécifications permet à une entreprise de s'imposer comme "Category Captain", garantissant un meilleur référencement, un accès privilégié au marché et un levier de négociation sur les prix.
  • Un ROI pragmatique : Bien qu'une "prime consommateur" pour les produits durables puisse émerger, nos modèles actuels se concentrent sur les avantages B2B tangibles liés au maintien d'une "licence d'opérer" solide auprès de la grande distribution.

Votre évaluation financière est-elle compatible avec une approche "Supply Shed" ?

Oui. Notre modèle fonctionne aussi bien avec l'approche Supply Shed (bassin d'approvisionnement) qu'avec l'approche Supply Chain (traçabilité physique), à condition qu'elles répondent aux normes réglementaires et du marché. Soil Capital intègre les coûts d'engagement spécifiques à chaque cadre pour garantir que l'évaluation financière reflète la complexité réelle de l'approvisionnement.

Pourquoi les entreprises agroalimentaires devraient-elles investir maintenant plutôt que dans 5 ans ?

L'approche attentiste ("Wait and See") engendre un coût d'opportunité massif.

  • Le risque à 750 000 € par jour : Dans notre étude de cas portant sur un grand brasseur, la valeur actuelle nette (VAN) de l'inaction représentait un coût colossal de 750 000 € par jour..
  • La triple contrainte : Dans toute transition, vous pouvez choisir deux critères : Rapide, Économique ou Qualitatif. Commencer tardivement vous obligera à choisir entre des coûts élevés (Rapide) ou l'échec de vos objectifs 2030 (Qualité non atteinte).

Les distributeurs sont-ils prêts à co-financer la transition ?

Pas nécessairement par des paiements directs. Le "financement" se reflète plutôt par un traitement préférentiel. Les distributeurs attendent de leurs fournisseurs qu'ils présentent une stratégie régénérative. Ceux qui le font sont récompensés par :

  • Une augmentation de la part de linéaire (shelf space).
  • La protection de l'accès au marché.
  • Un avantage compétitif sur les prix par rapport aux concurrents non conformes.

Le modèle prend-il en compte les subventions publiques versées aux agriculteurs ?

Bien que notre scénario de base suppose que l'entreprise assume 100 % des coûts, le modèle peut absolument intégrer les subventions. L'inclusion de fonds publics ou des aides de la PAC (Politique Agricole Commune) permet de réduire les coûts d'approvisionnement et d'améliorer le business case global pour l'acheteur corporate.

Quand les signaux du marché seront-ils assez forts pour modifier les politiques d'achat ?

Pour les leaders de l'industrie, le changement a déjà commencé.

  • Adopteurs précoces : Les organisations qui perçoivent déjà un ROI ont déjà intégré des exigences de régénération dans leurs achats.
  • Le décloisonnement interne : Un obstacle courant est que les discussions sur l'agriculture régénérative restent souvent isolées au département RSE. Pour passer à l'échelle, ces échanges doivent s'intégrer dans la relation Achats-Finance-Marketing afin de capturer toute la valeur de l'investissement.

Si l'objectif du SBTi est l'atténuation, qu'est-ce qui motive l'achat si les résultats ne sont pas garantis ?

Si le SBTi (Science Based Targets initiative) apporte de la cohérence, le véritable levier business dépasse la simple atténuation des GES pour aller vers l'adaptation climatique.

  • Sécurité d'approvisionnement : Les pratiques régénératives protègent contre les chocs climatiques et la volatilité des intrants, limitant ainsi l'inflation alimentaire.
  • Licence d'opérer : Face à la pression croissante des régulateurs et des investisseurs, "faire la bonne chose" est un prérequis pour maintenir son accès au marché, indépendamment de la variabilité climatique à court terme.

Les réductions de GES sont-elles réelles ou simplement modélisées (ex: couverts végétaux) ?

L'industrie s'oriente vers une approche hybride.

  • Preuve terrain (Ground-Truthing) : Nous combinons des modèles prédictifs, des mesures de sol in-situ à intervalles précis et l'imagerie satellite.
  • Amélioration continue : Bien que l'impact des couverts puisse être modélisé, nous insistons sur la nécessité de confronter les données aux pratiques de terrain pour garantir que les séquestrations et réductions sont réelles et mesurables.

L'impact de l'agriculture régénérative varie-t-il selon les régions ?

Oui. L'impact n'est pas seulement une réalité biologique, c'est aussi une réalité socio-économique. Les données de Soil Capital sont actuellement ancrées en Europe (Royaume-Uni, France, Belgique, Irlande, Pologne) et en Argentine. Nous affinons ces chiffres par des analyses spécifiques pour tenir compte des différences biorégionales et économiques locales.

Le carbone n'est pas notre seul levier. Comment quantifier le coût de l'inaction pour l'eau et la santé des sols ?

Le coût de l'inaction sur les indicateurs "au-delà du carbone" (Beyond Carbon) est souvent plus immédiat. Nos modèles financiers mettent en avant deux domaines critiques :

  • L'Eau (Prévention vs Curatif) : Il est beaucoup plus coûteux de traiter l'eau en aval (filtration des nitrates et pesticides) que de financer des changements de pratiques en amont. Ce ROI supérieur explique pourquoi les agences de l'eau et les dispositifs de PSE (Paiements pour Services Environnementaux) financent activement ces transitions aujourd'hui.
  • Risques d'infrastructure physique : Investir dans la structure du sol pour améliorer l'infiltration de l'eau coûte une fraction du prix des réparations liées aux ruissellements, à l'érosion et aux coulées de boue, qui coûtent souvent des millions aux municipalités et aux acteurs privés.

Ces modèles peuvent-ils s'appliquer à d'autres cultures ou industries ?

Absolument. Depuis 2020, nous avons compilé des données sur l'ensemble du système de grandes cultures. Nous avons réalisé des analyses approfondies sur des chaînes de valeur variées, allant des oléagineux à la boulangerie industrielle. Nos modèles sont adaptables à pratiquement toutes les filières basées sur les cultures végétales.

Quand les entreprises seront-elles frappées par des pénalités carbone, et les PME seront-elles touchées différemment ?

Bien que les "taxes carbone" directes ne soient pas encore universelles, le cadre réglementaire se durcit pour l'horizon 2027-2030 (ex: extension des mécanismes de type ETS).

  • L'effet de ruissellement de la CSRD : Même si les réglementations comme la CSRD visent d'abord les grandes entreprises, l'impact est immédiat pour toute la chaîne d'approvisionnement.
  • Le fardeau de la conformité : Pour rapporter leurs données Scope 3, les grands groupes doivent exiger la transparence de tous leurs fournisseurs. Les PME peuvent être "exemptées" de la taxe sur le papier, mais elles font face à une obligation de fait pour rester des fournisseurs référencés et conformes.

Comment empêcher les "passagers clandestins" (Free Riders) de bénéficier de vos investissements régénérateurs ?

Le dilemme du prisonnier dans l'industrie est résolu par des règles comptables strictes et la sécurisation physique de la chaîne d'approvisionnement :

  • La déclaration suit le financement : Selon les règles du GHG Protocol et du SBTi, seule l'entreprise qui finance la transition peut légalement revendiquer les réductions du Scope 3. Un concurrent achetant dans la même région sans contribuer ne peut prétendre à ces bénéfices environnementaux.
  • Sécurisation des volumes vs Matières premières génériques : Investir dans une feuille de route régénérative garantit une relation à long terme et un accès prioritaire à des volumes résilients au changement climatique. Les passagers clandestins restent exposés à la volatilité et à la rareté du marché des matières premières génériques.

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