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Résilience à la sécheresse: agriculture, risques et résultats mesurables

2 juin 2026

Une étude de terrain européenne à grande échelle montre que l'agriculture régénérative renforce la résilience face à la sécheresse

  • L'étude de Soil Capital s'appuie sur des données de terrain vérifiées de manière indépendante, recueillies auprès de 1 262 exploitations agricoles en France (2021-2024).
  • Les exploitations ayant adopté davantage de pratiques régénératives ont systématiquement surpassé les fermes plus conventionnelles en période de sécheresse, tant en termes de rendement que de stabilité des bénéfices.
  • Les résultats soulignent l'importance financière croissante de la résilience

Bruxelles, le 2 juin 2026 – Soil Capital a publié les premiers résultats de l'analyse d'un ensemble de données européen inédit, démontrant que les pratiques d'agriculture régénérative peuvent aider à protéger la production agricole pendant les sécheresses, le risque climatique agricole le plus dommageable sur le plan économique en Europe. 

L'analyse repose sur des données primaires, vérifiées de manière indépendante, provenant de 1 262 exploitations agricoles couvrant 331 600 hectares en France, une superficie représentant plus de trente fois celle de Paris intra-muros. Jusqu'à présent, les preuves liant l'agriculture régénérative à la résilience se limitaient en grande partie à des études de fermes isolées ou à des modélisations théoriques. 

Issu du programme de transition vers l'agriculture régénérative de l'organisation, cet ensemble de données combine des informations sur les pratiques agricoles, les rendements et l'état des sols à l'échelle de la parcelle, des données jusqu'alors indisponibles à une telle échelle et avec un tel niveau de granularité.

Dans la zone où l'évaluation la plus détaillée a été menée, les rendements de la culture la plus touchée ont chuté de 22 % dans les fermes les moins régénératives suite aux sécheresses de 2023, contre une baisse de seulement 8 % dans les exploitations hautement régénératives. 

Les données pour l'ensemble du territoire français montrent que cette tendance se confirme à grande échelle et s'avère statistiquement significative, même en contrôlant d'autres facteurs potentiels tels que le type de sol. Plus précisément, concernant les cultures céréalières, 82 des 96 départements français ont connu une sécheresse importante au cours de cette période. Parmi eux, les pratiques régénératives ont permis de réduire les pertes de rendement liées à la sécheresse d'au moins 10 % dans environ 85 % des cas. 

Andrew Voysey, Directeur Impact chez Soil Capital, a déclaré : « Pour la première fois, nous dépassons le stade de l'anecdote ou de la modélisation pour démontrer, grâce à des données de terrain à grande échelle et vérifiées de manière indépendante, comment l'agriculture régénérative peut aider à protéger la production. Cela permet de faire passer la résilience d'un concept théorique à un facteur de risque financier tangible et mesurable. » 

« Les premiers résultats suggèrent que l'agriculture régénérative peut réduire de manière substantielle l'impact du stress climatique, comme la sécheresse, sur les rendements et les bénéfices. Nous approfondissons actuellement cette analyse avec nos partenaires industriels et académiques afin de transformer ces observations en outils d'aide à la décision plus éclairés pour la gestion des risques financiers. »

Le professeur Erik Mathijs, responsable économie agricole, alimentaire et ressources à la KU Leuven en Belgique, premier partenaire universitaire de l’initiative, a déclaré : « La recherche s'intéresse depuis longtemps à la manière dont les différentes pratiques agricoles peuvent atténuer les effets dévastateurs du stress climatique sur la production. Cependant, nous étions jusqu'à présent limités par le manque de données de terrain robustes, couvrant de vastes zones géographiques et plusieurs années consécutives. L'ensemble de données de Soil Capital est exceptionnellement solide à cet égard et offre une opportunité majeure de combiner notre expertise économique et statistique avec leurs compétences en agronomie et en science des données. »   

Soil Capital s'efforce désormais de traduire ces conclusions en indicateurs utiles à la prise de décision, à la fois pour les industries agroalimentaires quant à leur approvisionnement, mais aussi pour les institutions financières afin de mieux gérer leurs risques.   

De plus amples détails concernant les premiers partenaires industriels seront annoncés dans les prochaines semaines. 

Note de la rédaction

  • L'étude s'est concentrée sur les grandes cultures européennes courantes, notamment le blé tendre d'hiver, l'orge d'hiver, le colza d'hiver, l'orge de printemps, le maïs grain et la pomme de terre. Le blé d'hiver représentait environ 30 % de la surface totale analysée.
  • L'analyse s'appuie sur des données d'observation à l'échelle de la parcelle, vérifiées de manière indépendante et collectées auprès d'exploitations commerciales participant aux programmes de transition vers l'agriculture régénérative de Soil Capital entre 2021 et 2024.
  • Les données ont été collectées au niveau de chaque parcelle et vérifiées de façon indépendante par un auditeur tiers. 
  • L'analyse est basée sur des données d'observation issues d'exploitations réelles plutôt que sur des essais expérimentaux contrôlés.
  • L'étude a évalué la transition régénérative à l'aide d'un indice composite intégrant des pratiques telles que le recours aux couverts végétaux, la réduction de l'intensité du travail du sol, la rétention des résidus et l'apport de matière organique.
  • La résilience a été définie comme la capacité d'un système agricole à maintenir son rendement et sa performance économique en situation de stress hydrique (sécheresse).
  • L'exposition à la sécheresse a été déterminée à l'aide de l'Indicateur combiné de sécheresse (CDI - Combined Drought Indicator), développé par le Centre commun de recherche (JRC — Joint Research Centre) de la Commission européenne et disponible via l'Observatoire européen de la sécheresse. 
  • Le CDI intègre les déficits de précipitations, les anomalies d'humidité du sol et les signaux de stress de la végétation dans une méthodologie unique de classification.
  • Les épisodes de sécheresse ont été définis comme des conditions dépassant le niveau de « vigilance » (watch) du CDI pour atteindre les niveaux d'« avertissement » (warning) ou d'« alerte » (alert) pendant au moins deux décades (périodes de 10 jours) consécutives durant les phases sensibles de la croissance des cultures.
  • Au niveau des exploitations, la résilience a été évaluée selon une approche de « sensibilité aux chocs », comparant les rendements des années touchées par la sécheresse à ceux des années non touchées au sein des mêmes fermes.
  • Sur l'ensemble des données françaises, la relation entre l'adoption de pratiques régénératives et la résilience du rendement s'est avérée statistiquement significative à travers les régions, les cultures et les saisons, bien que l'ampleur et la direction des effets aient varié selon le type de culture et le contexte pédologique (type de sol).
  • Les résultats varient selon le type de culture et l'environnement agricole, certains systèmes de culture présentant des effets de résilience plus faibles, voire non positifs, avec la combinaison de pratiques actuelles pour le niveau de sécheresse observé.
  • L'ampleur des effets de résilience varie en fonction du contexte pédologique et du type de culture ; globalement, l'orge d'hiver présente l'effet de résilience le plus fort dans cette analyse.
  • Les conclusions démontrent une relation directionnelle entre l'adoption de pratiques régénératives et les résultats en matière de résilience, mais n'isolent pas encore la contribution individuelle de pratiques spécifiques et n'établissent pas de causalité directe.
  • Les résultats publiés à ce stade représentent les conclusions préliminaires d'un programme d'analyse plus vaste et évolutif. Des analyses supplémentaires évaluées par des pairs, des travaux de validation et une expansion géographique sont en cours.
  • La collaboration académique actuelle de Soil Capital comprend la KU Leuven en Belgique, dont les chercheurs apportent leur expertise économique et statistique à la prochaine phase d'analyse.

À propos de Soil Capital  

Fondée en 2013, Soil Capital est une entreprise certifiée B Corp qui collabore avec les agriculteurs pour soutenir la transition vers des systèmes agricoles plus résilients et régénérateurs. Opérant à travers l'Europe, l'entreprise utilise l'intelligence agronomique pour connecter les entreprises aux agriculteurs, ces derniers étant rémunérés pour l'amélioration de la santé des sols, l'atténuation du changement climatique et le renforcement de la sécurité alimentaire.

Grâce à des outils numériques et des méthodologies conformes aux normes FLAG du SBTi, les pratiques agricoles sont traduites en données fiables à l'échelle du champ et en résultats vérifiés. En liant ces données à des incitations économiques claires, Soil Capital aide les agriculteurs à gérer leurs risques et à renforcer leur performance à long terme. Parallèlement, les acteurs de la chaîne de valeur agroalimentaire, les coopératives, les institutions financières et les organismes publics bénéficient d'une vision précise de la performance agricole et des risques liés à l'usage des sols. 

Pour en savoir plus, rendez-vous sur www.soilcapital.com.

Contact presse

Soil Capital: Nathalie Bouche — n.bouche@soilcapital.com / +44 7 305 337 693

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Une étude de terrain européenne à grande échelle montre que l'agriculture régénérative renforce la résilience face à la sécheresse

  • L'étude de Soil Capital s'appuie sur des données de terrain vérifiées de manière indépendante, recueillies auprès de 1 262 exploitations agricoles en France (2021-2024).
  • Les exploitations ayant adopté davantage de pratiques régénératives ont systématiquement surpassé les fermes plus conventionnelles en période de sécheresse, tant en termes de rendement que de stabilité des bénéfices.
  • Les résultats soulignent l'importance financière croissante de la résilience

Bruxelles, le 2 juin 2026 – Soil Capital a publié les premiers résultats de l'analyse d'un ensemble de données européen inédit, démontrant que les pratiques d'agriculture régénérative peuvent aider à protéger la production agricole pendant les sécheresses, le risque climatique agricole le plus dommageable sur le plan économique en Europe. 

L'analyse repose sur des données primaires, vérifiées de manière indépendante, provenant de 1 262 exploitations agricoles couvrant 331 600 hectares en France, une superficie représentant plus de trente fois celle de Paris intra-muros. Jusqu'à présent, les preuves liant l'agriculture régénérative à la résilience se limitaient en grande partie à des études de fermes isolées ou à des modélisations théoriques. 

Issu du programme de transition vers l'agriculture régénérative de l'organisation, cet ensemble de données combine des informations sur les pratiques agricoles, les rendements et l'état des sols à l'échelle de la parcelle, des données jusqu'alors indisponibles à une telle échelle et avec un tel niveau de granularité.

Dans la zone où l'évaluation la plus détaillée a été menée, les rendements de la culture la plus touchée ont chuté de 22 % dans les fermes les moins régénératives suite aux sécheresses de 2023, contre une baisse de seulement 8 % dans les exploitations hautement régénératives. 

Les données pour l'ensemble du territoire français montrent que cette tendance se confirme à grande échelle et s'avère statistiquement significative, même en contrôlant d'autres facteurs potentiels tels que le type de sol. Plus précisément, concernant les cultures céréalières, 82 des 96 départements français ont connu une sécheresse importante au cours de cette période. Parmi eux, les pratiques régénératives ont permis de réduire les pertes de rendement liées à la sécheresse d'au moins 10 % dans environ 85 % des cas. 

Andrew Voysey, Directeur Impact chez Soil Capital, a déclaré : « Pour la première fois, nous dépassons le stade de l'anecdote ou de la modélisation pour démontrer, grâce à des données de terrain à grande échelle et vérifiées de manière indépendante, comment l'agriculture régénérative peut aider à protéger la production. Cela permet de faire passer la résilience d'un concept théorique à un facteur de risque financier tangible et mesurable. » 

« Les premiers résultats suggèrent que l'agriculture régénérative peut réduire de manière substantielle l'impact du stress climatique, comme la sécheresse, sur les rendements et les bénéfices. Nous approfondissons actuellement cette analyse avec nos partenaires industriels et académiques afin de transformer ces observations en outils d'aide à la décision plus éclairés pour la gestion des risques financiers. »

Le professeur Erik Mathijs, responsable économie agricole, alimentaire et ressources à la KU Leuven en Belgique, premier partenaire universitaire de l’initiative, a déclaré : « La recherche s'intéresse depuis longtemps à la manière dont les différentes pratiques agricoles peuvent atténuer les effets dévastateurs du stress climatique sur la production. Cependant, nous étions jusqu'à présent limités par le manque de données de terrain robustes, couvrant de vastes zones géographiques et plusieurs années consécutives. L'ensemble de données de Soil Capital est exceptionnellement solide à cet égard et offre une opportunité majeure de combiner notre expertise économique et statistique avec leurs compétences en agronomie et en science des données. »   

Soil Capital s'efforce désormais de traduire ces conclusions en indicateurs utiles à la prise de décision, à la fois pour les industries agroalimentaires quant à leur approvisionnement, mais aussi pour les institutions financières afin de mieux gérer leurs risques.   

De plus amples détails concernant les premiers partenaires industriels seront annoncés dans les prochaines semaines. 

Note de la rédaction

  • L'étude s'est concentrée sur les grandes cultures européennes courantes, notamment le blé tendre d'hiver, l'orge d'hiver, le colza d'hiver, l'orge de printemps, le maïs grain et la pomme de terre. Le blé d'hiver représentait environ 30 % de la surface totale analysée.
  • L'analyse s'appuie sur des données d'observation à l'échelle de la parcelle, vérifiées de manière indépendante et collectées auprès d'exploitations commerciales participant aux programmes de transition vers l'agriculture régénérative de Soil Capital entre 2021 et 2024.
  • Les données ont été collectées au niveau de chaque parcelle et vérifiées de façon indépendante par un auditeur tiers. 
  • L'analyse est basée sur des données d'observation issues d'exploitations réelles plutôt que sur des essais expérimentaux contrôlés.
  • L'étude a évalué la transition régénérative à l'aide d'un indice composite intégrant des pratiques telles que le recours aux couverts végétaux, la réduction de l'intensité du travail du sol, la rétention des résidus et l'apport de matière organique.
  • La résilience a été définie comme la capacité d'un système agricole à maintenir son rendement et sa performance économique en situation de stress hydrique (sécheresse).
  • L'exposition à la sécheresse a été déterminée à l'aide de l'Indicateur combiné de sécheresse (CDI - Combined Drought Indicator), développé par le Centre commun de recherche (JRC — Joint Research Centre) de la Commission européenne et disponible via l'Observatoire européen de la sécheresse. 
  • Le CDI intègre les déficits de précipitations, les anomalies d'humidité du sol et les signaux de stress de la végétation dans une méthodologie unique de classification.
  • Les épisodes de sécheresse ont été définis comme des conditions dépassant le niveau de « vigilance » (watch) du CDI pour atteindre les niveaux d'« avertissement » (warning) ou d'« alerte » (alert) pendant au moins deux décades (périodes de 10 jours) consécutives durant les phases sensibles de la croissance des cultures.
  • Au niveau des exploitations, la résilience a été évaluée selon une approche de « sensibilité aux chocs », comparant les rendements des années touchées par la sécheresse à ceux des années non touchées au sein des mêmes fermes.
  • Sur l'ensemble des données françaises, la relation entre l'adoption de pratiques régénératives et la résilience du rendement s'est avérée statistiquement significative à travers les régions, les cultures et les saisons, bien que l'ampleur et la direction des effets aient varié selon le type de culture et le contexte pédologique (type de sol).
  • Les résultats varient selon le type de culture et l'environnement agricole, certains systèmes de culture présentant des effets de résilience plus faibles, voire non positifs, avec la combinaison de pratiques actuelles pour le niveau de sécheresse observé.
  • L'ampleur des effets de résilience varie en fonction du contexte pédologique et du type de culture ; globalement, l'orge d'hiver présente l'effet de résilience le plus fort dans cette analyse.
  • Les conclusions démontrent une relation directionnelle entre l'adoption de pratiques régénératives et les résultats en matière de résilience, mais n'isolent pas encore la contribution individuelle de pratiques spécifiques et n'établissent pas de causalité directe.
  • Les résultats publiés à ce stade représentent les conclusions préliminaires d'un programme d'analyse plus vaste et évolutif. Des analyses supplémentaires évaluées par des pairs, des travaux de validation et une expansion géographique sont en cours.
  • La collaboration académique actuelle de Soil Capital comprend la KU Leuven en Belgique, dont les chercheurs apportent leur expertise économique et statistique à la prochaine phase d'analyse.

À propos de Soil Capital  

Fondée en 2013, Soil Capital est une entreprise certifiée B Corp qui collabore avec les agriculteurs pour soutenir la transition vers des systèmes agricoles plus résilients et régénérateurs. Opérant à travers l'Europe, l'entreprise utilise l'intelligence agronomique pour connecter les entreprises aux agriculteurs, ces derniers étant rémunérés pour l'amélioration de la santé des sols, l'atténuation du changement climatique et le renforcement de la sécurité alimentaire.

Grâce à des outils numériques et des méthodologies conformes aux normes FLAG du SBTi, les pratiques agricoles sont traduites en données fiables à l'échelle du champ et en résultats vérifiés. En liant ces données à des incitations économiques claires, Soil Capital aide les agriculteurs à gérer leurs risques et à renforcer leur performance à long terme. Parallèlement, les acteurs de la chaîne de valeur agroalimentaire, les coopératives, les institutions financières et les organismes publics bénéficient d'une vision précise de la performance agricole et des risques liés à l'usage des sols. 

Pour en savoir plus, rendez-vous sur www.soilcapital.com.

Contact presse

Soil Capital: Nathalie Bouche — n.bouche@soilcapital.com / +44 7 305 337 693

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