webinaire

Investissement à l'échelle du paysage : La collaboration intersectorielle pour déployer l'agriculture régénératrice

5 février 2026
Soil Capital

Table des matières

Les approches de financement fragmentées, la multiplication de programmes pilotes redondants et l’incohérence des systèmes de mesure continuent de freiner le passage à l’échelle de l’agriculture régénératrice. L’investissement à l’échelle des paysages répond directement à ce défi : il vise à réunir différents acteurs situés sur un même territoire, bien qu'appartenant à des chaînes de valeur distinctes.

Cette collaboration intersectorielle à grande échelle est l'un des leviers fondamentaux pour soutenir efficacement la transition régénératrice de manière holistique.

Rejoignez les experts d'OP2B, d'EIT Food et de Regrow pour explorer les questions essentielles auxquelles les organisations doivent répondre pour concrétiser l’investissement territorial.

En moins d'une heure, vous découvrirez :

  • Comment mobiliser plusieurs parties prenantes pour investir à l'échelle d'un territoire.
  • Quels sont les cadres et standards essentiels pour la collaboration intersectorielle.
  • Comment mesurer l'impact à l'échelle de l'exploitation et assurer un reporting global.
  • Ce que représente un investissement paysager réussi pour les agriculteurs.

Questions d'experts : Passer à l'échelle l'agriculture régénératice grâce à l'investissement territorial

Suite à notre récent webinaire, notre panel d'experts a répondu aux questions cruciales concernant l'architecture financière, l'atténuation des risques et la standardisation nécessaires pour transformer les chaînes d'approvisionnement vers des modèles régénérateurs.

1. Les investisseurs institutionnels se concentrent-ils sur la production alimentaire ou la biodiversité ?

En bref : Les deux. L'approche paysagère (ou territoriale) intègre la production alimentaire à la résilience basée sur la nature en impliquant un groupe multisectoriel d'acteurs financiers.

  • Dé-risquer la transition : Les banques de développement jouent un rôle de premier plan dans le dé-risquage de la transition pour les agriculteurs au sein de zones géographiques spécifiques, garantissant ainsi une résilience à long terme.
  • Le rôle du capital patient : Les fonds de pension et autres sources de « capital patient » sont actuellement cartographiés pour rejoindre les entreprises de services publics (eau) et d'infrastructures dans ces structures de financement.
  • Secteur bancaire commercial : Au-delà des fonds institutionnels, les banques commerciales sont essentielles pour élargir les conditions de crédit préférentielles via des programmes de prêt spécialisés, orientant l'économie réelle vers des pratiques régénératrices.

2. Comment un paysage devient-il « investissable » pour les entreprises agroalimentaires ?

L'investissabilité est atteinte en abandonnant les financements fragmentés au profit d'une « structure de financement (capital stack) » coordonnée.

  • Capital catalytique : un capital initial « non remboursable » est nécessaire pour couvrir les coûts élevés de démarrage de la transition et la création de Véhicules d'Investissement Dédiés (SPV). Ces derniers sont les mécanismes de coordination permettant à plusieurs parties prenantes d'investir en toute sécurité.
  • Une approche par paliers : Bien que les subventions remboursables et les prêts préférentiels jouent actuellement un rôle mineur, ils sont indispensables pour créer un pipeline de projets capable d'attirer, à terme, des investissements commerciaux à grande échelle.

3. À quoi ressemble l'architecture financière en pratique ?

Les projets paysagers reposent sur un modèle de co-investissement qui équilibre les contributions publiques et privées.

  • Financement par consortium : Les organisations postulent souvent via des appels à projets en tant que consortiums. Les propositions sont sélectionnées en fonction de leur pertinence sociale, climatique, économique et environnementale.
  • Mise en œuvre et MRV : Le co-investissement finance les bases techniques, notamment les mesures du sol (références), les solutions de suivi, de reporting et de vérification (MRV) et la formation des agriculteurs.
  • Incitations pour les entreprises : Dans ce cadre, les acheteurs (off-takers) et les entreprises définissent les primes et les incitations spécifiques qu'ils offrent aux agriculteurs pour encourager l'adoption des pratiques.

4. Comment les bénéfices climatiques sont-ils alloués et comment éviter les « fuites » ?

Pour garantir l'intégrité, la comptabilité carbone à l'échelle du paysage doit s'aligner sur des cadres établis tels que le Protocole GHG et le SBTi FLAG.

  • Flux parallèles : Nous séparons les mécanismes du projet (soutenir l'agriculteur) des mécanismes comptables (répartition des bénéfices). Les investissements catalytiques peuvent couvrir initialement une rotation complète des cultures, même si tous les partenaires de la chaîne d'approvisionnement ne sont pas encore présents. Ces résultats sont ensuite réconciliés avec les investissements réels.
  • Atténuer les fuites (leakage) : Bien que les données soient mesurées à l'échelle de la parcelle, le projet est géré à l'échelle du paysage. Travailler sur l'ensemble d'un bassin d'approvisionnement (supply shed) réduit le risque de fuite de pratiques — où un agriculteur n'appliquerait des méthodes régénératrices que sur une seule parcelle — en créant une transition cohérente sur tout le territoire.
Découvrez comment Soil Capital s'aligne sur le GHG Protocol et visionnez notre webinaire sur le LSRS & CRCF, présentant le Fonds de Permanence (Permanence Fund) de Soil Capital.

5. Un projet doit-il être conforme au cadre de la SAI Platform ?

La standardisation est la clé pour passer de projets pilotes isolés à des systèmes reproductibles et évolutifs.

  • Alignement des indicateurs : La Regenerative Agriculture Metrics Initiative» (développée par OP2B) est un cadre basé sur les résultats étroitement aligné sur la SAI Platform. Ces métriques servent de standard opérationnel pour communiquer sur l'avancement des programmes.
  • Collaboration de l'écosystème : En utilisant des indicateurs standardisés entre partenaires — tels qu'EIT Food, Earthworm et Soil Capital — les paysages deviennent plus attractifs pour les investisseurs qui recherchent des systèmes éprouvés plutôt que des projets uniques.
Lisez notre étude de cas avec SAI Platform et Royal Canin, portant sur l'évaluation de 6 000 hectares de blé tendre d'hiver et de maïs grain en France.

Faites un pas vers nous

S'inscrire à l'événement

Revoir le webinaire

Prénom*
Nom de famille*
Nom de l'entreprise*
E-mail*
Numéro de téléphone
Merci!
Accédez au contenu maintenant :
Télécharger maintenantTélécharger maintenant
Oups ! Un problème s'est produit lors de l'envoi du formulaire.

Table des matières

Les approches de financement fragmentées, la multiplication de programmes pilotes redondants et l’incohérence des systèmes de mesure continuent de freiner le passage à l’échelle de l’agriculture régénératrice. L’investissement à l’échelle des paysages répond directement à ce défi : il vise à réunir différents acteurs situés sur un même territoire, bien qu'appartenant à des chaînes de valeur distinctes.

Cette collaboration intersectorielle à grande échelle est l'un des leviers fondamentaux pour soutenir efficacement la transition régénératrice de manière holistique.

Rejoignez les experts d'OP2B, d'EIT Food et de Regrow pour explorer les questions essentielles auxquelles les organisations doivent répondre pour concrétiser l’investissement territorial.

En moins d'une heure, vous découvrirez :

  • Comment mobiliser plusieurs parties prenantes pour investir à l'échelle d'un territoire.
  • Quels sont les cadres et standards essentiels pour la collaboration intersectorielle.
  • Comment mesurer l'impact à l'échelle de l'exploitation et assurer un reporting global.
  • Ce que représente un investissement paysager réussi pour les agriculteurs.

Questions d'experts : Passer à l'échelle l'agriculture régénératice grâce à l'investissement territorial

Suite à notre récent webinaire, notre panel d'experts a répondu aux questions cruciales concernant l'architecture financière, l'atténuation des risques et la standardisation nécessaires pour transformer les chaînes d'approvisionnement vers des modèles régénérateurs.

1. Les investisseurs institutionnels se concentrent-ils sur la production alimentaire ou la biodiversité ?

En bref : Les deux. L'approche paysagère (ou territoriale) intègre la production alimentaire à la résilience basée sur la nature en impliquant un groupe multisectoriel d'acteurs financiers.

  • Dé-risquer la transition : Les banques de développement jouent un rôle de premier plan dans le dé-risquage de la transition pour les agriculteurs au sein de zones géographiques spécifiques, garantissant ainsi une résilience à long terme.
  • Le rôle du capital patient : Les fonds de pension et autres sources de « capital patient » sont actuellement cartographiés pour rejoindre les entreprises de services publics (eau) et d'infrastructures dans ces structures de financement.
  • Secteur bancaire commercial : Au-delà des fonds institutionnels, les banques commerciales sont essentielles pour élargir les conditions de crédit préférentielles via des programmes de prêt spécialisés, orientant l'économie réelle vers des pratiques régénératrices.

2. Comment un paysage devient-il « investissable » pour les entreprises agroalimentaires ?

L'investissabilité est atteinte en abandonnant les financements fragmentés au profit d'une « structure de financement (capital stack) » coordonnée.

  • Capital catalytique : un capital initial « non remboursable » est nécessaire pour couvrir les coûts élevés de démarrage de la transition et la création de Véhicules d'Investissement Dédiés (SPV). Ces derniers sont les mécanismes de coordination permettant à plusieurs parties prenantes d'investir en toute sécurité.
  • Une approche par paliers : Bien que les subventions remboursables et les prêts préférentiels jouent actuellement un rôle mineur, ils sont indispensables pour créer un pipeline de projets capable d'attirer, à terme, des investissements commerciaux à grande échelle.

3. À quoi ressemble l'architecture financière en pratique ?

Les projets paysagers reposent sur un modèle de co-investissement qui équilibre les contributions publiques et privées.

  • Financement par consortium : Les organisations postulent souvent via des appels à projets en tant que consortiums. Les propositions sont sélectionnées en fonction de leur pertinence sociale, climatique, économique et environnementale.
  • Mise en œuvre et MRV : Le co-investissement finance les bases techniques, notamment les mesures du sol (références), les solutions de suivi, de reporting et de vérification (MRV) et la formation des agriculteurs.
  • Incitations pour les entreprises : Dans ce cadre, les acheteurs (off-takers) et les entreprises définissent les primes et les incitations spécifiques qu'ils offrent aux agriculteurs pour encourager l'adoption des pratiques.

4. Comment les bénéfices climatiques sont-ils alloués et comment éviter les « fuites » ?

Pour garantir l'intégrité, la comptabilité carbone à l'échelle du paysage doit s'aligner sur des cadres établis tels que le Protocole GHG et le SBTi FLAG.

  • Flux parallèles : Nous séparons les mécanismes du projet (soutenir l'agriculteur) des mécanismes comptables (répartition des bénéfices). Les investissements catalytiques peuvent couvrir initialement une rotation complète des cultures, même si tous les partenaires de la chaîne d'approvisionnement ne sont pas encore présents. Ces résultats sont ensuite réconciliés avec les investissements réels.
  • Atténuer les fuites (leakage) : Bien que les données soient mesurées à l'échelle de la parcelle, le projet est géré à l'échelle du paysage. Travailler sur l'ensemble d'un bassin d'approvisionnement (supply shed) réduit le risque de fuite de pratiques — où un agriculteur n'appliquerait des méthodes régénératrices que sur une seule parcelle — en créant une transition cohérente sur tout le territoire.
Découvrez comment Soil Capital s'aligne sur le GHG Protocol et visionnez notre webinaire sur le LSRS & CRCF, présentant le Fonds de Permanence (Permanence Fund) de Soil Capital.

5. Un projet doit-il être conforme au cadre de la SAI Platform ?

La standardisation est la clé pour passer de projets pilotes isolés à des systèmes reproductibles et évolutifs.

  • Alignement des indicateurs : La Regenerative Agriculture Metrics Initiative» (développée par OP2B) est un cadre basé sur les résultats étroitement aligné sur la SAI Platform. Ces métriques servent de standard opérationnel pour communiquer sur l'avancement des programmes.
  • Collaboration de l'écosystème : En utilisant des indicateurs standardisés entre partenaires — tels qu'EIT Food, Earthworm et Soil Capital — les paysages deviennent plus attractifs pour les investisseurs qui recherchent des systèmes éprouvés plutôt que des projets uniques.
Lisez notre étude de cas avec SAI Platform et Royal Canin, portant sur l'évaluation de 6 000 hectares de blé tendre d'hiver et de maïs grain en France.

Prêt à pérenniser votre stratégie en matière de climat et d'agriculture régénérative ?
Contactez notre équipe

Faites un pas vers nous

S'inscrire à l'événement

Revoir le webinaire

Merci!
Accédez au contenu maintenant :
Accéder au webinaireAccéder au webinaire
Oups ! Un problème s'est produit lors de l'envoi du formulaire.
croix noire